Congrès. Le PCF remet ses choix en discussion

Publié le par pcfuzege

logo-pcf.jpgEn préparation du congrès du 18 au 20 juin prochain, les communistes sont invités à débattre de l’avenir du Front de gauche avec, dans la ligne de mire, les élections de 2012.

Dans leur document d’orientation, les communistes voulaient, lors de leur dernier congrès tenu du 11 au 14 décembre 2008, « rassembler une majorité pour battre Sarkozy » et « trouver une issue de progrès social et humain à la crise du capitalisme ». Un « processus  » impliquant des « rendezvous  », parmi lesquels « un congrès d’initiatives et d’actions  » à « mi-parcours ». C’est ce « congrès d’étape » qui est convoqué du 18 au 20 juin, à la Défense. Ce 35e Congrès n’a pas pour tâche de redéfinir les orientations définies au précédent congrès, mais d’« évaluer le chemin parcouru pour décider de franchir de nouvelles étapes » notamment dans l’objectif de construire un très ample « front progressiste et citoyen ». Cette démarche s’est traduite par la constitution du Front de gauche (PCF, Parti de gauche et Gauche unitaire) aux élections européennes de juin 2009 (6,45 % des voix) puis, élargi à de nouvelles composantes, aux régionales de mars dernier dans 17 régions sur 22 (6,95 % des voix). C’est de l’avenir de cette expérience qu’il sera question en particulier lors du congrès.

« Nous sommes parvenus à réinstaller dans le paysage un nouveau chemin d’espoir à gauche, estime l’un des documents soumis au débat des communistes, et consacré à la « poursuite » des choix du 34e Congrès. C’est un acquis précieux et prometteur qui valide à cette étape notre choix de congrès. » Mais sa mise en oeuvre suscite « des débats » et des « contradictions » dans la perspective des élections de 2012 entre partenaires du Front de gauche et qui exigent de « pousser l’évaluation » pour les « dépasser » et engager « une nouvelle phase », dit le texte.

PRÉSIDENTIELLE-LÉGISLATIVES, LE DOUBLE ENJEU

Il ne s’agit de faire du Front de gauche ni « un cartel  » ni un « nouveau parti », mais une « démarche politique citoyenne et politique ouverte » : « C’est le double enjeu des élections présidentielle et législatives de 2012 : nous voulons battre Sarkozy en créant les conditions, pour l’après-Sarkozy, d’une nouvelle ère politique, sociale et démocratique. Cela ne se fera pas sans créer les conditions d’une intervention populaire et d’une majorité de changement à gauche », poursuit le document. Plusieurs questions sont posées aux communistes : « Comment faire émerger les grands repères d’un projet populaire réellement transformateur  ? » ; « comment créer les espaces d’engagement des acteurs du mouvement sociaux et citoyens dans le Front de gauche ? » ; « comment permettre aux milieux populaires de s’approprier le Front de gauche ? »

Pour éviter le « piège » de la « bipolarisation », le document propose de travailler en priorité au « rassemblement maximal sur un projet partagé, […] la désignation d’une candidature à l’élection présidentielle (devant) s’appuyer sur ce processus et non le précéder ». Le texte se prononce pour un débat « sans tabou » dès maintenant, mais propose de trancher le nom de la candidature au « congrès de 2011 ». Il s’agit de préparer « les élections présidentielle et législatives en revalorisant ces dernières, pour faire dominer dans le débat la construction d’un projet et d’une majorité de changement », insiste le document.

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