PCF 30, Conférence de presse du 5 octobre 2010

Publié le par pcfuzege

Aujourd’hui s’ouvre le débat au Sénat

sur la réforme des retraites !

 

m_gayraud002.jpgCette réforme est profondément injuste et ne règlera pas le financement de nos retraites mais je souhaitais aujourd’hui mettre l’accent sur la situation des femmes face à la retraite et l’aggravation considérable de cette situation si la réforme des retraites de Sarkozy est votée.

Les femmes payeront le prix fort !

Tout d’abord, quelle est la réalité aujourd’hui ?

44% des femmes valident à 65 ans une carrière complète, quant elles sont encore au travail à cet âge, et il faut y arriver ! (83% des hommes au même âge)

13% des femmes vivent sous le seuil de pauvreté et la crise actuelle les touche beaucoup, les salaires des femmes sont inférieurs en moyenne de 27% de ceux des hommes, ce chiffre atteint plus de 30% dans le secteur des services où elles sont très nombreuses.

Précarité, temps partiels, voilà le lot de très nombreuses femmes qui ont de plus grandes difficultés à trouver un emploi, même si elles sont très diplômées.

Ont voit bien que l’égalité salariale, la transformation des emplois précaires en emplois CDI est l’une des clés pour les femmes pour combattre les inégalités.

Donc carrières plus courtes que les hommes, rémunérations plus faibles, entrainent de vraies inégalités hommes femmes par rapport à la retraite.

Pour avoir une pension plus importante, les femmes essayent de liquider leur retraite plus tard, par exemple les femmes de la génération de 1934 ont liquidé la retraite à 61,3 ans contre 59,2 pour les hommes.

Mais 2/3 des salariés ne sont plus au travail à 60 ans, ils sont au chômage ou en préretraite.

21% des femmes seulement passent par la case préretraite

18%  des femmes passent par la case chômage à la fin de leur carrière contre 13% pour les hommes.

Cette réforme, en rallongeant le nombre d’années passées au travail 62 et 67 ans, va donc dégrader encore plus la situation faite aux femmes, c’est une véritable régression sociale, cela va toucher à tous les choix de leur vie, sans moyens financiers pour vivre quel choix de vie ? quelle liberté ? quel pourvoir de décision sur le sens de sa vie et pourquoi travailler pour des salaires de misère et des retraites plus misérables encore ! Le gouvernement veut-il renvoyer les femmes à la maison sans moyens personnels pour vivre, veut-il les faire régresser d’un siècle ?

Je l’accuse effectivement de ce choix !

Notre groupe au Sénat défendra près de 600 amendements, en proposant une vraie alternative pour une réforme en faveur des salariés et pas contre eux pour une réforme de progrès et pas de régression !

Pour notre groupe, l’urgence est de supprimer les articles 4, 5 et 6 du projet de loi portant sur la réforme des retraites qui allongent la durée de cotisation.  Pour notre

Présidente du groupe, Nicole Borvo Cohen Seat, Sénatrice de Paris, le gouvernement a sur la question des retraites des femmes, une lourde responsabilité, car c’est bien l’incitation aux bas salaires, à la dérégulation, qui provoque ces inégalités entre hommes et femmes. N’oublions pas que 76 % des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes. Face à la précarité et aux temps partiels imposés, l’un de nos amendements propose la possibilité offerte aux salariées qui le souhaitent d’obtenir de leurs employeurs qu’ils cotisent à taux plein si elles sont salariées à temps partiel.

Nous avons aussi un amendement qui maintien la possibilité de départ anticipé à la retraite que le projet de loi entend supprimer.

Les femmes ne veulent pas être sacrifiées sur l’autel des agences de notation du capitalisme financier. Elles exigent l’égalité avec le rattrapage et la revalorisation des salaires. Je les engage à poursuivre et amplifier leur mobilisation pour un avenir meilleur. Elles pourront compter sur les Sénateurs de notre groupe pour prendre le relais de leurs collègues Députés Communistes et du parti de Gauche, pour combattre une réforme injuste pour faire entendre les millions de voix que Sarkozy et son gouvernement ignorent en faisant à nouveau la démonstration qu’une autre réforme est possible avec une meilleure répartition des richesses et qu’il est possible de garantir pour toutes et tous la retraite à taux plein dès 60 ans

Martine GAYRAUD Secrétaire de la Fédération du Gard

Publié dans Enjeux politiques

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