RETABLIR LA VERITE SUR LA RETRAITE DES FONCTIONNAIRES

Publié le par pcfuzege

Les fonctionnaires partent en retraite avec 75% et les salariés avec 50%.

FAUX. Le taux de 50% correspond au maximum théorique de la retraite de la Sécurité Sociale des salariés. Mais, depuis 1972, tous les salariés cotisent obligatoirement à une caisse de retraite complémentaire : c’est le second étage des retraites du privé. La retraite du fonctionnaire n’a qu’un étage et les 75% sont aussi un taux maximum théorique (carrière complète) qui ne porte que sur une partie de la rémunération globale.

Aujourd’hui, les caisses de retraites des salariés du privé paient pour les retraites des fonctionnaires.

FAUX. Le financement des caisses de retraites est distinct : Sécurité Sociale (assurance vieillesse) et caisses de retraites complémentaires pour le secteur privé ; budget de l’Etat ou CNRACL (Caisse de retraite des fonctionnaires territoriaux ou hospitaliers) pour les fonctionnaires. La CNRACL est aujourd’hui excédentaire et contribue, au contraire, à divers mécanismes de compensation entre régimes.

 

Les fonctionnaires ont tous une promotion six mois avant la retraite pour toucher une pension plus importante.

FAUX. De très nombreux fonctionnaires atteignent le maximum de leur rémunération plusieurs années avant le départ à la retraite. De plus, contrairement à ce que prévoient de nombreuses conventions collectives du secteur privé, les fonctionnaires ne perçoivent pas d’ « indemnité de départ à la retraite ».

 

Les jeunes n’auront pas de retraite : ils devront se la faire eux-mêmes.

FAUX. Cette idée reçue - largement diffusée par le gouvernement- est dangereuse. Elle voudrait faire croire que la seule manière de se constituer « sa retraite individuelle » est de faire le choix de la capitalisation dans une logique de pure assurance. La crise financière en a montré les dangers.

La répartition, fondée sur la solidarité intergénérationnelle, reste le seul moyen de garantir une retraite financée par prélèvement solidaire sur la richesse nationale produite année après année. C’est pour cela, aussi, que tous les revenus –y compris financiers- doivent participer à cette nécessaire solidarité entre générations.

Et que l’on cesse d’ opposer les salariés du secteur privé aux fonctionnaires…

 

D’après Le courrier du retraité n°160

Publié dans retraites

Commenter cet article